marais-poitevin.com

Actualités

Le ragondin sur la liste des espèces à " éradiquer "

L’Europe vient de publier une liste de 37 espèces à “ éradiquer ”. Le ragondin y figure. 15.000 par an sont tués en Deux-Sèvres, mais il se maintient.

Ragondin pris au piège
Ragondin pris au piège
Il existerait sur le territoire de l'Union européenne près de 12.000 espèces, végétales ou animales, dites « exotiques », c'est-à-dire venues d'ailleurs et qui se sont installées ici. Certaines se sont fait une place sans déranger l'équilibre de leur nouvel environnement. D'autres, en revanche, posent des problèmes majeurs pour la faune ou la flore autochtones qui vont croissants au regard de leur développement. Au point que l'Union européenne a élaboré un règlement visant à empêcher l'introduction de certaines espèces et/ou les « éradiquer » là où elles sont installées. Il est entré en vigueur au 1er janvier 2015. Sans effet jusqu'ici puisque l'on attendait toujours la liste des espèces visées, qui a fini par être publiée en cet été 2016.

" L'éradication totale relève de l'utopie "

Y figurent 37 espèces végétales ou animales (lire par ailleurs), jugées prioritaires parmi lesquelles des écureuils, le corbeau commun, la grenouille taureau, les tortues de Floride… Un nom a particulièrement retenu l'attention en Deux-Sèvres, celui du ragondin, bien présent sur cette sorte de liste « à abattre ».
La France n'a pas attendu l'Europe pour s'intéresser au sujet et tenter de réguler les populations. « L'éradication totale relève du domaine de l'utopie » estime Christophe Suire, technicien à la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles (Fdgdon) en Deux-Sèvres. « Utopique car il est très ancré, il montre de grandes capacités d'adaptation et son seul prédateur naturel, c'est celui qui l'a introduit : l'homme ».
Le sujet, il le connaît bien puisque la Fdgdon 79 a reçu délégation (entre autres) pour organiser la lutte collective sur tout le département. « Ce qui occupe 80 % de notre temps de travail à quatre salariés ».
Elle dispose de 1.300 pièges environ répartis entre le nord Deux-Sèvres (500), le sud (500) et 200 à 300 spécialement dans le marais, qui sont tous déplacés régulièrement. « Nous avons capturé 15.150 ragondins en un an » (de juillet 2015 à juin 2016). Un minimum car « cela ne tient pas compte des tirs des chasseurs ou des piégeages de personnes comme des agriculteurs ». Et pourtant, le chiffre ne diminue pas. Au contraire. Difficile d'en connaître les raisons précises : « Il y a peut-être l'absence d'hivers très rigoureux » qui freine la reproduction mais aussi la « traque » moins intense : « En 1996, nous étions 15 piégeurs, aujourd'hui, nous ne sommes plus que 3,5, notamment en raison de la baisse de fonds européens ». Autant dire que l'on accueille la volonté politique forte affichée par l'Union européenne avec un large sourire. « En espérant que cela s'accompagnera de moyens techniques et financiers », ce qui n'a pas encore été précisé pour l'instant : « Nous sommes dans l'attente ».
Une attente active puisqu'un projet de collaboration inédite avec les Fdgdon de Vendée et de Charente-Maritime devrait permettre de traquer le ragondin sur tout le bassin de la Sèvre niortaise, du pont d'Irleau jusqu'à Marans, simultanément et sur la durée !

le chiffre

15.175

C'est le nombre de ragondins pris durant l'année 2015-2016 en Deux-Sèvres selon le bilan de la Fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles en Deux-Sèvres (Fdgdon 79). Cette dernière campagne s'est étalée sur 133 communes dans le département et 627 rats musqués ont également été capturés.
Le nombre de ragondins piégés augmente puisqu'ils étaient 12.059 en 2013-2014 et 14.882 l'année suivante.

repères

12.000 espèces exotiques en Europe
 > Les premiers articles du règlement européen définissent ce qu'il faut entendre par « espèce exotique » : « tout spécimen […] introduit en dehors de son aire de répartition naturelle ».
 > « 12.000 espèces exotiques sont présentes dans l'environnement de l'Union et d'autres pays européens ».
 > Le règlement « devrait uniquement porter sur les espèces introduites dans l'Union par la suite d'une intervention humaine » et non celles qui ont migré naturellement.
 > Parmi ces 12.000 espèces, « 10 à 15 % environ sont considérées comme envahissantes » et « avoir de graves effets néfastes sur la biodiversité et les services ecosystémiques associés, ainsi que d'autres incidences sociales et économiques, qu'il y a lieu d'éviter ».
 > Parmi les « graves incidences sur les espèces indigènes », sont citées : « Une modification des habitats, la prédation, la concurrence entre espèces, la transmission de pathologies, le remplacement d'espèces indigènes, des modifications génétiques par hybridation… »
 > Les pays doivent « entreprendre des recherches » et assurer « un suivi et une surveillance de ces espèces ».
> Ils doivent également « mettre en œuvre des mesures de détection précoce et d'éradication rapide ».

@source - La nouvelle république


La nouvelle république - Ragondins

Afficher toute la rubrique


Accueil > Actualités
Coups de coeur

Offre séjour

Séjour Sportif

2 jours

Séjour Sportif

Canoës, vélo…. Optez pour une découverte dynamique !Envie d...

Chambre d'hôte

Le Grand Pré

Picaud Bernard

Le Grand Pré

Marie-Claude et Bernard, retraités agricoles, vous reçoivent...

Gîte

Les Jumeaux

Eric et Marie-Odile BRAULT

Les Jumeaux

Au bout d’un sentier maraîchin, vous passerez dans notre gît...

Création site internet et hébergement : Azimut Communication
Création de l'habillage graphique : agence Fauve